mercredi 15 février 2017

Atelier / Biographie / Actualité


Atelier 



Biographie  



QUI?
Naissance  le 12 novembre 1956 / il parait que ça caillait cette année là !!
A 17 ans  je voulais m’inscrire dans une école d’art mais les aléas de la vie m’en ont détourné. J’ai donc opté pour une école d’éducateur spécialisé et exercé ce métier pendant plus de 15 ans. Animations de quartier, terrain d’aventures pour enfants, centres d’hébergement pour ados en difficulté.
1988 mes premiers dessins et pastels qu’on peut voir sur mon site internet.
Et puis sur un appel à concours j’ai participé fin des années 80 à une expo organisée par l’école des beaux arts de Metz et dans la foulée je m’y suis inscrit en section Design. J’avais déjà 32 ans. C’est là que c’est forgé mon intérêt pour l’art contemporain en général.
Durant cette période j’ai participé à plusieurs concours de peinture et mobilier d’art notamment au centre international de design de montréal en 1989.
Diplomé en 1991 DNAP / DNSEP j’ai ensuite exercé le métier de designer pendant 14 ans dans le domaine de la restauration collective (création d’ustensiles de cuisine professionnels, collecteurs à déchets, vaisselle pour collectivités,…) et du mobilier de magasins. Là, je me suis confronté à la DAO et à la PAO en créant produits, flyers, catalogues et logos. Mais aussi à la gestion de la fabrication des produits (injection plastique, rotomoulage, thermoformage, soudure, formage du tube et de la tôle), des maquettes, des prototypes, ainsi qu’a l’organisation et l’agencement de stands pour les salons professionnels, en fait je débutais avec une feuille blanche et je rendais un produit fini, prêt à vendre avec sa documentation promotionnelle et sa gamme de fabrication et de montage.      
Pendant ces années j’ai commencé à toucher à l’acrylique. Mes premiers tableaux datent de cette époque 1995 à 2004.
Mais l’envie de gérer ma propre entreprise m’a une fois encore détourné de la création. J’ai racheté une métallerie car j’avais également besoin de me confronter à la matière. Et le temps d’un artisan étant ce qu’il est je n’ai plus touché à la peinture. Par contre j’ai réussi à m’octroyer quelques heures pour créer des meubles métalliques (pièces uniques qui meublent aujourd’hui mon lieu de vie).   Et pour réaliser quelques sculptures.
C’est également ma période collection de vinyls, qui m’a permis de rebalayer toute la culture musicale des années 40,45 à 80 / lectures, bibliographies, discographies, une période passionnante.
La matière est essentielle (si je n’avais pas trouvé mon équilibre dans la peinture j’aurai pratiqué la sculpture) et elle se retrouve d’ailleurs dans mes toiles.
A la fin d’une vie professionnelle en trois temps durant laquelle j’ai beaucoup apprit (tant au niveau humain qu’au niveau créatif) je peux enfin me consacrer à mes envies.
Et donc depuis janvier 2016 j’ai recommencé à peindre.
Je me suis replongé dans les œuvres de mes peintres favoris. Antoni Tapiès, Jean Dubuffet,  Oscar Murillo, Anselm Kieffer, Cy Twombly, Jean Michel Basquiat, Christian Hetzel, et quelques moins connus comme Hannelore Baron, Bill Gingles, Jeannie Gooden, Linda Vachon, Walter Rast, Debra Corbett, Victor Vega, Bill Fisher, Barbara Kroll.
2016 a été une année de reprise en main avec des œuvres plus allégoriques assez proches en fin de compte de ce que je faisais autour des années 2000. Voir sur le site http://dstromain.fr

Urban landscape pourquoi ? 
Dès le début de l'année 2017 ma thématique principale a été le paysage urbain. Après la visite de villes comme Berlin ou Barcelone dans lesquelles mes filles ont séjourné je me suis aperçu que les graphes qui envahissaient les murs n’étaient pas ce qui m’intéressait le plus. Bien sur le street art fait partie intégrante du paysage urbain mais je pense que mon attention est davantage captée par le support, les murs qui les reçoivent.
La trace laissée par l’activité humaine, frottements et salissures au fil des passages, dégradations volontaires, rayures, replâtrages, messages laissés au regard des autres.
Mais aussi l’usure du temps, la rouille et la crasse qui coulent, la patine sur les palissades tout ce qui est laissé par ce qui tombe d’en haut, la pluie, la poussière, l’humidité ambiante. Les efforts de la nature pour reprendre place sont autant de marques d’une lutte radicale et sans merci qui nous rappelle sans cesse qu’elle n’a pas besoin de nous et qu’elle sera là encore bien après notre passage. Ma recherche s’inscrit en parallèle de l’exploration urbaine qui inspire nombre de photographes contemporains. Mais ici, pas d’exploration, tout se passe dans la tête et le geste, dans un rapport conflictuel non pas entre l’activité urbaine/humaine et la nature mais entre le support et l’apport, autre manière de dire entre la toile et l’artiste. En ça mes toiles sont souvent sales, les couleurs vives ne m’attirent pas. Trop de couleur me déroute.
Et, de même que l’exploration urbaine (qui consiste à visiter et photographier des lieux créés puis abandonnés par l’homme) nous renvoi à des sentiments forts tels que la nostalgie, la révolte, l’inconfort, … mes morceaux de murs, d’une manière allégorique et furtive, génèrent leurs propres idées et concepts : notre rapport à l’eau, la guerre, le temps qui passe,… En tous cas c’est ce que je veux y voir et donc transmettre.
Comment ?
Là, j’utilise toute la technique que la pratique me permet de découvrir au fil des œuvres. La méthode est empirique : tu agis donc tu apprends. Car c’est une découverte continuelle : Lavis, glacis, lavage, arrachage, empâtement, superpositions, aspersion, rainurage, raclage… Les couleurs ne réagissent pas de la même façon à ces épreuves et là est toute la difficulté.
Les couches successives sont là pour être grattée et pour révéler la couche inférieure avec ce qu’elle apporte de surprise et de découverte. Dans chacune d’elles il me faut aller chercher le relief, la couleur, la lumière ou l’absence de lumière, qui vont, accolés les uns aux autres faire apparaitre ce qui doit être montré. Les mettre en valeur tout en les détériorant et en n’ayant qu’une brève idée de ce que je vais trouver. C’est ce que me cachent les strates de peinture que je cherche à  découvrir pour révéler ce qu’elles contiennent d’idée à promouvoir, d’émotion à transmettre, de concept à développer. Ce que j'entends exprimer est contenu dans l’actualité et l’urbanité de nos cités, de nos modes de vie.
Pour moi une toile ce n’est pas une décoration sur un mur. C’est avant tout le moyen d’expression privilégié de l’artiste. Le vecteur par lequel il exprime ce qu’il ressent et ce qu’il a à dire. L’esthétique compte moins que le contenu. On nous a dit par le passé « tout est art », alors le premier des créateurs serait la nature. Personnellement je suis de ceux qui pensent que l’art est le fruit d’une démarche et / ou d’une réflexion. C’est un média qui sert à véhiculer les émotions ou les idées de l’artiste pour aller à la rencontre des autres. L’acrylique est une matière formidable qui sèche vite (j’ai besoin de ça, je suis toujours pressé). A 60 ans on ne voit pas la vie de la même façon qu’à 20 ans. On a enfin du temps mais on ne sait pas combien ça va durer.
Voilà, j’espère que ça vous permettra de vous faire une idée. 

English
Who ?
Birth on November 12, 1956 / it seems that it curd that year !!
At 17 I wanted to enroll in an art school but the vagaries of life have distracted me. So I opted for a specialist school and practiced this trade for more than 15 years. Neighborhood animations, adventure playground for children, shelters for teenagers in difficulty.
1988 my first drawings and pastels that can be seen on my website.
And then on a call for contests I participated in the late 80s to an exhibition organized by the school of fine arts Metz and in the wake I signed up in Design section. I was already 32 years old. This is where it is forged my interest in contemporary art in general.
During this period I took part in several painting and art furniture competitions, notably at the Montreal International Design Center in 1989.
Diploma in 1991 DNAP / DNSEP I then worked as a designer for 15 years in the field of collective catering (creation of professional kitchen utensils, waste collectors, dishes for local authorities, ...) and shop furniture. There, I confronted the DAO and the PAO by creating products, flyers, catalogs and logos. But also to the management of the production of products (plastic injection, rotomolding, thermoforming, welding, tube and sheet forming), models, prototypes, and the organization and layout of stands for Trade shows, actually I started with a blank sheet and I was making a finished product ready to sell with its promotional documentation and its manufacturing and assembly line.
During those years I began to touch acrylic.My first paintings date from 1995 to 2004.
But the desire to manage my own business once again diverted me from creation. I bought a metallerie because I also needed to confront me with the matter. And the time of an artisan being what it is I no longer touched the painting.
On the other hand I managed to give myself a few hours to create metal furniture (unique pieces that nowadays my place of life).And to realize some sculptures ...
It is also my vinyl collection period, which allowed me to rebalay all the musical culture of the years 40,45 to 80 / readings, bibliographies, discographies, an exciting period.
The material is essential (if I had not found my balance in the painting I will have practiced the sculpture) and it is found elsewhere in my paintings.At the end of a professional life in three times during which I learned a lot (both at the human level and at the creative level) I can finally devote myself to my desires.And so since January 2016 I started painting again.I went back to the works of my favorite painters. Antoni Tapiès, Jean Dubuffet, Oscar Murillo, Anselm Kieffer, Cy Twombly, Jean Michel Basquiat, Christian Hetzel, and a few less known as Hannelore Baron, Bill Gingles, Jeannie Gooden, Linda Vachon, Walter Rast, Debra Corbett, Victor Vega, Bill Fisher, Barbara Kroll. 2016 was a year of takeover with more allegorical works that were close enough to what I was doing around the 2000s. See http://dstromain.fr
Urban landscape why?
From the beginning of 2017 my main theme was the urban landscape. After visiting cities like Berlin or Barcelona where my daughters stayed I realized that the graphs that invaded the walls were not what interested me the most. Of course street art is an integral part of the urban landscape but I think that my attention is more captured by the support, the walls that receive them.The trace left by human activity, friction and dirt over passages, deliberate damage, scratches, replamings, messages left to others.
But also the wear of time, rust and dirt that flow, the patina on the palisades all that is left by what falls from above, rain, dust, humidity. The efforts of nature to take place are all marks of a radical and merciless struggle that constantly reminds us that it does not need us and that it will be there again well after our passage. My research is in parallel with the urban exploration that inspires many contemporary photographers. But here, no exploration, everything happens in the head and gesture, in a conflictual relationship not between urban / human activity and nature but between support and input, another way of saying between the web and the artist.And, just as urban exploration (which consists in visiting and photographing places created and then abandoned by man), we refer to strong feelings such as nostalgia, revolt, discomfort, ... my pieces of walls, in an allegorical and furtive way, sometimes generate their own ideas and concepts: our relationship to water, war, the passing of time, ... In any case, that's what I want to see and transmit.
How?
There, I use all the technique that the practice allows me to discover over the works. The method is empirical: you act then you learn. Because it is a continual discovery: Lavis, glaze, washing, tearing, impasto, overlays, sprinkling, grooving, scraping ... The colors do not react in the same way to these tests and there is the difficulty.The layers are there to be scraped and to reveal the lower layer with what it brings surprise and discovery. In each one of them I have to look for the relief, the color, the light or the absence of light, which, joined to each other, make appear what must be shown. Enhancing them while damaging them and having only a brief idea of ​​what I will find. This is what hides the strata of painting that I seek to discover to reveal what they contain idea to promote, emotion to transmit, concept to develop. What I intend to express is contained in the actuality and urbanity of our cities, of our ways of life.
For me a canvas is not a decoration on a wall. It is above all the means of privileged expression of the artist. The vector by which he expresses what he feels and what he has to say. Aesthetics count less than content. We have been told in the past "everything is art", so the first of the creators would be nature. Personally I am among those who think that art is the fruit of a process and / or reflection. It is a medium that serves to convey the emotions or ideas of the artist to meet the others.
Acrylic is a great material that dries quickly (I need that, I'm always in a hurry). At 60 years old you do not see life in the same way as at 20 years old. We finally have time but we do not know how long it will last.
That's it, I hope it will give you an idea.


Actualité








  






 
                               




dimanche 12 février 2017

Acryl 2018

"No way out"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série Urban landscape


"Names"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série War


"Matricule II"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série War


"Blue traces"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série Urban landscape


 "Ripped poster"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série Urban landscape


"Voodoo"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série world people, territories


"Matricule"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série War


"Scraped and scuffed wall III"
Acrylique et matière sur toile 80*80
Série Urban landscape



"Deep South"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série world people, territories


"Urban tribes"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série urban landscape


"What are the Dreams for ?"
Acrylique et matière sur toile 100*100
Série Thoughts
Diffus, confus, evanescents, nous y entrons et en sortons sans savoir vraiment pourquoi, ni sans l’avoir choisi. Des mots incompréhensibles, des endroits improbables, des instants  qui se répètent sans fin. Histoires de synapses qui se connectent et se déconnectent. Mais à quoi les reves peuvent-ils bien servir ?
Diffuse, confused, evanescent, we enter and leave without really knowing why, nor without having chosen it. Incomprehensible words, improbable places, moments that are repeated without end. Stories of synapses that connect and disconnect. But what can dreams do for them?


"Memory"
Acrylique et matière sur toile 80*80
Série thoughts
Et après quand tout aura passé, quand le couloir du temps aura tout effacé, quelle trace laissée dans les mémoires ? (trop long pour un haiku…)
And after when everything will have passed, when the corridor of time will have erased everything, what trace left in the memories? (too long for a haiku ...)

"Look for walls to talk "
Acrylique et matière sur toile 100*100 
Série urban landscape





"Water"
Acrylique et matière sur toile 80*80 
Série environnemental impact